Les incroyables secrets médicaux des anciens Égyptiens
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3. Une compréhension avancée de l'anatomie humaine

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Les papyrus révèlent l’une des caractéristiques les plus surprenantes des connaissances médicales de l’Égypte antique : une compréhension avancée de l’anatomie humaine. En particulier, les papyrus d’Edwin Smith démontrent un niveau de connaissance anatomique inédit pour l’époque. Ces documents prouvent que les médecins égyptiens possédaient une compréhension globale et novatrice de la physiologie humaine, notamment en ce qui concerne le cerveau, la moelle épinière et le système cardio-vasculaire, avec des descriptions détaillées de ces structures.
Les feuillets de papyrus, soigneusement alignés de la tête aux pieds, contiennent 48 exemples de blessures, de fractures, de plaies, de déchirures musculaires et de tumeurs. Pour chaque cas, le diagnostic, le traitement, les méthodes d’examen ainsi que le nom de la maladie sont décrits de manière extraordinairement claire. Ces descriptions incluent des observations précises de nombreuses caractéristiques anatomiques qui n’avaient pas été révélées pendant des milliers d’années.
Le plus célèbre de ces documents est le papyrus d’Edwin Smith, qui contient la première description du cerveau, y compris ses différentes structures et les méninges. Cette idée n’a été largement acceptée par d’autres civilisations que bien plus tard. Cependant, les médecins de l’Égypte antique savaient déjà que le cerveau était le siège des activités mentales. Ils ont également noté les conséquences des lésions cérébrales sur les autres parties du corps, ce qui montre qu’ils reconnaissaient le rôle crucial du cerveau dans les fonctions physiques de l’organisme.
Les médecins égyptiens étaient particulièrement bien informés sur le système vasculaire cardiaque. Ils savaient que le pouls pouvait être ressenti dans de nombreuses parties du corps et que le système d’approvisionnement en sang était centré sur le cœur. Ces connaissances ont été acquises des décennies avant que des savoirs similaires ne naissent dans d’autres civilisations anciennes. Bien que ces connaissances ne soient pas exactement identiques à celles que nous possédons aujourd’hui, les papyrus révèlent que les médecins égyptiens étaient conscients d’un réseau de canaux dans le corps qu’ils appelaient « Metu ». Cette notion montre qu’ils comprenaient bien les liens entre les différentes parties du corps.
Les connaissances en anatomie détenues par les anciens Égyptiens allaient bien au-delà de la simple compréhension de la structure interne des corps. Leurs descriptions précises de nombreux fractures et de déchirures articulaires témoignent de leur profonde maîtrise du système musculo-squelettique. Le Papyrus d’Edwin Smith contient des instructions détaillées pour l’évaluation et le traitement de ces lésions, notamment des techniques visant à minimiser les déchirures articulaires (très proches des normes actuelles de la chirurgie orthopédique) ainsi que pour la réduction des os fracturés.
De plus, ce papyrus révèle les concepts que les médecins égyptiens avaient des fluides corporels ainsi que leurs fonctions dans le cadre de la santé et de la maladie. Les quatre fluides corporels principaux qu’ils identifiaient étaient le sang, la mucus, la bile jaune et la bile noire. Bien que ces concepts ne soient pas entièrement corrects selon les normes actuelles, leur théorie des fluides corporels illustre une tentative globale de comprendre les fonctions fondamentales du corps humain et les causes des maladies.
Les connaissances exceptionnelles en anatomie des anciens Égyptiens proviennent probablement de diverses sources. La pratique de la momification leur a offert l’occasion de étudier directement l’anatomie humaine. De plus, leurs connaissances sur la structure et le fonctionnement du corps ont été acquises grâce à leur expertise dans le traitement des blessures causées par les combats ou les travaux de construction.
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