Les incroyables secrets médicaux des anciens Égyptiens
PUBLICITÉ
4. Traitements médicaux et méthodes de guérison innovants

PUBLICITÉ
Les papyrus médicaux répertorient une grande variété de traitements et de procédures chirurgicales originales pratiqués par les médecins de l’Égypte ancienne. Ces méthodes couvraient un large éventail de domaines, allant de la chirurgie à la phytothérapie, en passant par l’utilisation de formules magiques, et reflètent une approche globale de la santé qui intégrait à la fois les croyances spirituelles et les connaissances médicales pratiques.
Ce qui mérite particulièrement notre attention, ce sont les techniques de chirurgie décrites dans les papyrus d’Edwin Smith. Ces documents contiennent des instructions détaillées pour traiter divers types de déchirures, de fractures et d’articulations disloquées. L’une des interventions chirurgicales les plus remarquables concerne la correction des mâchoires disloquées. Les papyrus fournissent des instructions précises pour ce traitement, qui ressemblent de manière surprenante à celles utilisées en médecine moderne. Une autre intervention importante consiste à réparer un nez fracturé en recouvrant la zone concernée d’huile, puis en utilisant deux tampons en lin pour remettre les os en place et éviter que les narines ne restent ouvertes pendant la période de guérison.
Les papyrus décrivent également des méthodes de suture très avancées pour la traitement des blessures, pour l’époque. Les médecins égyptiens utilisaient des aiguilles en cuivre et des fils en lin pour effectuer les sutures. Ils comprenaient l’importance de laver les blessures avant de les refermer, ce qui montre qu’ils possédaient déjà des connaissances de base sur la prévention des infections.
En dehors des interventions chirurgicales, les papyrus égyptiens contiennent également des recettes pharmaceutiques complexes. Le papyrus d’Éberse, en particulier, présente des centaines de méthodes de traitement pour diverses maladies. La plupart de ces traitements proviennent de plantes, ce qui témoigne de l’extrême expertise des Égyptiens en médecine botanique. Ainsi, ils utilisaient encore aujourd’hui l’aloe vera pour soigner les brûlures et les blessures. Avant même que le concept d’antibiotique ne devienne un terme connu dans le langage moderne, ils utilisaient le miel comme agent antibactérien, en appréciant grandement ses propriétés thérapeutiques.
L’utilisation de l’écorce de saule pour traiter la douleur fut l’un des plus importants contributions de la médecine égyptienne. La salicyline, précurseur de l’aspirine, est présente dans l’écorce de saule. L’emploi de la salicyline par les médecins égyptiens remonte à des milliers d’années avant la découverte de l’aspirine à notre époque. C’est juste un exemple parmi d’autres démontrant que les connaissances médicales de l’Égypte antique ont été confirmées par des recherches modernes.
Les médecins égyptiens, qui insistaient sur l’importance des repas et de la propreté, se sont également intéressés à la médecine préventive. Conscients des concepts liés aux maladies contagieuses, ils s’efforçaient d’en empêcher la propagation. Ainsi, ils brûlaient des bois parfumés ou des encens pour purifier l’air, et ils fumaient des maisons et des temples.
Les papyrus médicaux mentionnent également plusieurs instruments médicaux spéciaux fabriqués par les anciens Égyptiens. Parmi eux figurent des pinces destinées à enlever les corps étrangers, des lames pour les incisions, des sondes pour examiner les blessures, ainsi que des balances permettant de mesurer les ingrédients des médicaments. Certains de ces instruments, comme des couteaux chirurgicaux en bronze découverts sur des sites archéologiques, démontrent un niveau de maîtrise technique inégalé depuis des milliers d’années.
Il est intéressant de noter que les papyrus révèlent également que les médecins égyptiens utilisaient un système de tri pour classer les cas en trois groupes : les maladies qui pouvaient être traitées, celles qui ne pouvaient pas être traitées, et les maladies pour lesquelles il n’existait pas de traitement connu. Cette méthode reflète à la fois les connaissances médicales des médecins et leur compréhension réalistes des limites des outils à leur disposition.
Tu peux aimer
PUBLICITÉ